JeanMich’L-O-L

Jean-Mich'L-O-L dans son atelier de création

Jean-Mich’L-O-L dans son atelier de création.

Bonjour Jean-Michel, merci beaucoup de nous recevoir. Est-ce que tu pourrais commencer par te présenter pour ceux qui ne te connaîtraient pas encore ?

Salut les poteaux (XD),

C’est moi Jean-Mich’L-O-L (prononcer Jean-Mich-aile-ho-aile), monument de la bédé. Si vous êtes sur cette page interweb, c’est que vous avez découvert mon dernier album et chef d’oeuvre, “Les vacances d’Esteban”.

Cela signifie également que vous en savez trop et que je vais être obligé de vous liquider (LOL ?!).

Non, sans déc’, pour ceux qui ne me connaîtraient pas encore, moi c’est Jean-Michel Fourlard, alias Jean-Mich’L-O-L pour les fans et les intimes.

Surdoué du dessin dès le plus jeune âge, un bac mention “coolosse” en poche (option arts plastiques), j’ai commencé à créer des bédés dans mon petit appartement de La-Croix-Saint-Ouen, en parallèle d’un carrière chez Mammouth, où j’ai grimpé les échelons depuis simple magasinier jusqu’à chef de rayon surgelés.

J’ai la nostalge en regardant ces vieilles photos…

J’ai proposé mes créations aux grands éditeurs. Aucune réponse. Mes bédés ne promettaient probablement pas un assez bon “retour sur investissement”. Le profit, il n’y a que ça qui les intéresse!

Je me suis donc tourné vers ceux qui se prétendent les maîtres de l’humour dessiné provocateur. Ces auto-proclamés “lanceurs de pavés dans la mare” (Charlie-Hebdo, Fluide Glacial et autres Dauphiné Libéré)  ont malheureusement eu peur de ma technique avant-gardiste et mon humour bien trop poil-à-gratter. Terrorisés à l’idée de voir apparaître aux yeux du grand public révélée à la fois la maestria graphique et la vérité sur les forces qui régissent notre société vermoulue, la presse écrite conspira avec les francs-maçons et les autorités fiscales afin d’empêcher la parution de certains de mes albums qui étaient déjà des œuvres majeures de leur temps (Giscard et Milou au pays des Soviets, Thorgax le Gaulois, ou encore Spirax et Fantasiard : enquête à la Tour Eiffel).

Néanmoins, depuis le succès des Vacances d’Esteban, j’ai été contacté par un éditeur indépendant qui préfère pour l’instant garder l’anonymat pour une réédition de luxe reliée cuir de mon oeuvre originale fondatrice : Largo Binche se rebiffe contre les cordons de la bourse.

Les thématiques financières font partie intégrante de ton oeuvre. On te sait très remonté contre le “Grand Capital”. Peux-tu nous détailler ta position politique ?

C’est justement cette injustice qui a éveillé ma conscience politique, et après avoir tâtonné avec les franges les plus radicales d’un bord comme de l’autre, j’ai fini par créer mon propre mouvement : le PRBDS (Parti des Robins des Bois de Souche). Le philosophie de ce parti, grandement inspirée par les conversations glanées en me mêlant à la population locale, peut se résumer ainsi : pendre le dernier patron avec les tripes du dernier étranger*. Il s’agit de confisquer les milliards truandés par le patronat afin de financer la reconduite des métèques en tous genres dans leurs pays sous-développés (en particulier les suédois, qui en plus d’être étrangers, se la racontent un max). L’objectif final étant le ralliement de la France libérée de ses termites sous la bannière d’un vrai chef charismatique et autoritaire : une sorte d’hybride entre Poutine et Patrick Sebastien.

*Attention, je ne suis pas raciste, j’ai un ami qui a des origines norvégiennes, avec qui on s’échange des pin’s de temps en temps !

Les demandes d’adhésion affluent par millions, si vous aussi voulez vous joindre à la révolution Jean-Mich’L-ienne, contactez moi par mèl.

D’autres passions lorsque tu n’es pas sur ta table à dessin à imaginer des aventures fantastiques ?

Parallèlement à mon éclosion artistique, je me suis également lancé à corps perdu dans ce qui est devenu mon deuxième plus grand vice (après le talent) : les pin’s. Et comme c’est apparemment ma destinée que de transformer tout ce que je touche en or, je suis très rapidement devenu le plus grand pin’sman de l’histoire, reconnu comme tel par les plus influents médias internationaux.

Extrait du New York Times, édition du 19 mai 1997.

Extrait du New York Times, édition du 19 mai 1997.

Vous pouvez d’ailleurs participer au financement des éditions JeanMich’ en acquérant un de mes pin’s de prestige, que je mets en vente à un prix dérisoire étant donné la rareté de chacune de ces pièces.

Bien que tu sois une influence incontournable de la BD contemporaine, on t’a rarement vu en couverture des tabloïds, et on n’a pour ainsi dire jamais entendu parler de ta vie sentimentale…

On m’a souvent demandé comment un beau gosse avec autant de charisme que moi était resté célibataire jusqu’à aujourd’hui. La réponse est très simple : la passion. La passion de mon art, d’abord. Le génie bandedessinesque est une amante jalouse qui ne souffre aucune infidélité. La passion du beau pin’s ensuite, qui occupait l’entièreté des instants de répits que daignait me laisser ma folie créatrice.

Néanmoins, maintenant que j’ai pris ma retraite des affaires et que le pinacle de mon oeuvre artistique est publié, j’ai pas mal de temps et je vais rapidement devenir méga richosse. Donc si il y a de la petite pintade qui veut connaître le grand frisson et faire un tour de Jean-Mich’ la machine de sexe, qu’elle se fasse connaître ASAP !

Jean-Mich' le bogosse sur sa plage privée à Ibiza !

Jean-Mich’ le bogosse sur sa plage privée à Ibiza !

Jean-Mich’, parle nous un peu de ces “Vacances d’Esteban”, quelles sont tes inspirations ?

Pour ce nouvel album, j’ai voulu remettre en question tout ce qui avait pu être fait par le passé. Je me suis lançé à l’instinct, j’ai laissé ma main traçer les courbes et les angles, et je crois qu’on peut dire aujourd’hui qu’au niveau du dessin, c’est du jamais vu. J’en connais quelques-uns qui vont en prendre plein leur sale gueule (N’EST-CE PAS JEAN-MARC WURTSMANN ).

L’épopée que vont vivre Esteban et son meilleur copain Jean-Marc est inspirée de faits réels, d’ailleurs ce récit est en partie auto-biographique. Pour préserver l’anonymat des vrais protagonistes, j’ai bien sûr été obligé d’altérer un tout petit peu la réalité : Jean-Marc est un nom fictif (le personnage réel s’appelle en fait Jean-Baptiste). En revanche, Esteban s’appelle vraiment Esteban.

Et pourquoi avoir choisi la Belgique comme cadre de cette aventure à couper le souffle ?

J’ai beaucoup roulé ma bosse dans le monde entier, en particulier en Belgique. J’ai vu beaucoup des merveilles du monde, mais aucune ville ne m’a plus subjugué que Bruxelles, la resplendissante. J’ai donc choisi de me baser sur mes souvenirs, mes photos et mes carnets de voyage pour essayer de restituer, avec un dessin ultra-réaliste, l’exotisme et la magnificence des paysages belges. Je crois que les rares privilégiés qui ont eût la chance de contempler ce pays sublime reconnaîtront sans peine les monuments et les lieux les plus marquants de la campagne belge.

Jean-Mich' dans les rues de Liège, en mode sniper de la drague avec une petite locale.

Jean-Mich’ dans les rues de Liège, en mode sniper de la drague avec une petite locale.

Merci beaucoup pour cet entretien Jean-Mich’L-O-L, un dernier mot pour tes lecteurs ?

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Et n’hésitez pas à aller sur le mur facebook de Jean-Marc Wurtzmann pour poster des dessins de cacas sur son mur LOL !

 

A bientôt !